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Les lymphocytes (ou globules blancs) CD4+ font partie des mécanismes de défense naturels de l’organisme pour lutter contre les infections, mais lors d’une infection au VIH, le nombre de ces cellules diminue avec le temps, ce qui entraîne la maladie et au bout du compte, la mort. L’utilisation des trithérapies (aussi connues sous le nom de traitements antirétroviraux hautement actifs ou HAART, pour highly active antiretroviral therapy) a donné lieu à une diminution de l’incidence de la mortalité et des maladies associées au diagnostic du sida chez les gens infectés par le VIH. La durée de la réponse à ces traitements antirétroviraux est souvent limitée par l’émergence d’un phénomène de résistance du virus à l’endroit des médicaments ou par la toxicité de ces derniers, et dans la pratique clinique, on constate de plus en plus que la trithérapie échoue chez un nombre significatif de patients. Les échecs thérapeutiques successifs deviennent de plus en plus probables à cause de la résistance croisée d’origine mutationnelle entre les différents médicaments d’une même classe ou en raison de la piètre fidélité des patients à leur traitement, phénomène qui s’explique pour sa part par les effets secondaires ou la complexité croissante des options thérapeutiques restantes.
Des études ont déjà été effectuées pour tenter de déterminer quelle serait la durée « sécuritaire » d’une interruption de traitement. L’étude OPTIMA tente de son côté de déterminer s’il est préférable de continuer de prendre les médicaments anti-VIH sans interruption ou si, au contraire, une interruption de traitement donne de meilleurs résultats.
La conduite des essais cliniques est réglementée par Santé Canada qui a adopté les Directives de bonnes pratiques cliniques mise de l’avant par l’International Committee of Harmonization.
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